Tout le monde a un rôle à jouer : en faisant ses courses, on peut faire beaucoup

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Informations sur le commerce innovant et équitable

Un petit événement raffiné était prévu. Finalement, il a pris de l’ampleur et s’est surtout avéré formidable ! L’arrondissement de Marbourg avait choisi le Forum de la Steinmühle comme lieu d’accueil pour sa soirée-conférence consacrée au commerce innovant et équitable. Outre les intervenants de renom, ce sont les élèves de la Steinmühle qui ont tout autant retenu l’attention des invités grâce à leurs affiches scientifiques sur des sujets de recherche liés au développement durable et à leurs séries de photos consacrées aux objectifs de développement durable. Les prestations artistiques de notre professeur de musique et ténor de concert Daniel Sans et de son épouse Marie-Gabrielle s’articulaient également autour du thème de la soirée : la nature et notre monde. « Im Abendrot » de Franz Schubert – une introduction tout à fait appropriée.

C’était la première fois depuis son entrée en fonction que le président du conseil régional, Jens Womelsdorf, se rendait à la Steinmühle dans un cadre officiel. « Nous sommes actuellement confrontés à divers processus de changement », a-t-il déclaré en introduction à la soirée, après avoir été accueilli par le directeur de l’établissement, Bernd Holly, « et notre mission consiste à façonner cette transition de manière positive ». Le président du conseil départemental a ainsi abordé les thèmes de la mondialisation, de la numérisation et de la durabilité, que l’orateur qui l’avait précédé avait qualifiés de mission et de défi pour l’établissement. Il s’agit de trouver des moyens d’atteindre les objectifs fixés sans pour autant détruire nos moyens de subsistance.

 

Transparence contre rentabilité

Le professeur Sören Becker, de l’université Philipps de Marbourg, a exposé les défis liés aux produits et aux chaînes d’approvisionnement durables du point de vue d’un géographe. Il a souligné que les marchandises produites sans exploitation de la main-d’œuvre et avec des chaînes d’approvisionnement transparentes ne sont malheureusement souvent pas rentables – un problème aussi bien connu que difficile à résoudre. Un autre défi consiste à ne pas s’approvisionner en matières premières nécessaires à la transformation dans des régions en conflit. Ses explications sur le label « Fairtrade », à l’exemple du cacao, ont mis en évidence le fossé entre les objectifs et la réalité.

 

Le commerce équitable est dirigé par des femmes

Edith Müller-Zimmermann, porte-parole du groupe de pilotage Fairtrade de l’arrondissement de Marburg-Biedenkopf et directrice du magasin du monde de Gladenbach, a présenté le travail des magasins du monde lors de son intervention. Pour les magasins du monde, l’important est de disposer d’une chaîne d’approvisionnement transparente pour des produits fabriqués dans des conditions de travail respectueuses de la dignité humaine. L’intervenante a également expliqué le travail des magasins du monde sous l’angle de leur action éducative. « Le commerce équitable signifie également que plus de 50 % des cadres sont des femmes », a-t-elle précisé. Parmi les thèmes importants figurent l’information sur l’origine de tous les produits ainsi que l’importance de l’upcycling et du recyclage. Edith Müller-Zimmermann a agrémenté son exposé de quelques brèves informations numériques, au cours desquelles elle a également abordé le rôle de l’« initiative de développement » égyptienne SEKEM. Fondée en 1977, cette initiative a notamment mis en valeur, à la lisière du delta du Nil, à près de 60 kilomètres au nord-est du centre du Caire, environ 70 hectares de désert en recourant à des méthodes d’agriculture biodynamique.

« Consommez de manière équitable et organisez votre quotidien en conséquence », a conclu l’intervenante, non sans proposer à toutes les personnes intéressées de leur fournir à tout moment des informations complémentaires.

 

Niveau d’alerte pour la biodiversité

La chanson de Daniel et Marie-Gabrielle Sans, « What a wonderful World », a failli toucher le cœur des auditeurs, tant elle s’inscrivait parfaitement dans le contexte. L’intervention du conférencier suivant a donc eu un effet presque décevant. Frritz Konz, responsable de la gestion de la qualité au siège de tegut à Fulda, a commencé son intervention par des faits peu réjouissants : la décimation due à l’exploitation intensive des monocultures, la menace qui pèse sur la biodiversité, illustrée par divers exemples. « Trouverons-nous encore tout cela dans dix ans ? C’est très improbable », a expliqué M. Konz, qui a présenté le thème du « commerce équitable » du point de vue d’un supermarché.

 

« Subtilités déclaratives »

« Prenons l’exemple du Nutella », a expliqué M. Konz à l’aide d’un schéma. Il a décrit l’origine, les circuits, les conditions et le transport de chaque ingrédient, soulignant ainsi à quel point les questions de durabilité et de commerce équitable peuvent être complexes, ne serait-ce que pour un seul produit. « Les chaînes d’approvisionnement sont incroyablement complexes », a-t-il expliqué, évoquant également les subtilités de la déclaration, souvent dépourvues de transparence pour le consommateur. tegut se soumet à certains engagements volontaires et respecte des principes d’approvisionnement bien définis, qui peuvent également être consultés sur le site web de l’entreprise.

« Nous prenons la liberté d’être différents », a déclaré le responsable qualité. Le credo de tegut est d’offrir aux consommateurs, en tant que distributeur, la possibilité de choisir les produits et leur origine. La recherche de conditions commerciales équitables est toutefois loin d’être achevée. « Il reste encore un long chemin à parcourir. Cette évolution va se poursuivre. »

La Steinmühle est membre du groupe de pilotage Fairtrade de l’arrondissement de Marburg-Biedenkopf et a accompagné l’arrondissement jusqu’à l’obtention de la certification dans le cadre de leur collaboration au sein de cette instance.