Accueil de jour pour les enfants et les adolescents : Steinmühle, le Rotary Club de Marbourg et Das LernTeam viennent en aide aux jeunes Ukrainiens

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Marbourg. Dans le cadre d’un projet commun mené par la Steinmühle, le Rotary Club de Marbourg et l’établissement d’enseignement marbourgeois « Das LernTeam », des enfants et des adolescents originaires d’Ukraine sont pris en charge depuis quelques semaines à la Steinmühle pendant la journée et initiés en douceur à la langue allemande. Désormais, les mères de ces jeunes réfugiés bénéficient elles aussi de cours d’allemand à la Steinmühle – sous la forme d’un « cours de transition » et jusqu’à ce qu’elles puissent suivre un cours d’allemand régulier pour adultes, financé par l’État fédéral.

« Le sport a le pouvoir d’unir les gens comme peu d’autres choses le font » : cette phrase tirée de la célèbre citation de Nelson Mandela s’est également vérifiée dans la tourmente de la guerre en Ukraine. Aux portes de Marbourg, plus précisément chez la famille Gerkau, exploitante du Seepark Niederweimar, les fils d’un réseau sportif se sont entrecroisés dès le début de la guerre. Grâce à cela, de nombreuses familles ukrainiennes ont déjà pu être hébergées en Allemagne et dans toute l’Europe. Certaines n’avaient toutefois encore aucune perspective de logement. Une situation que le Rotary Club de Marbourg a rapidement souhaité changer.

« Nous avons réfléchi ensemble aux moyens de venir en aide à ces personnes », explique Alexei Padva, du service de presse du Rotary Club de Marbourg. « Nous disposons nous aussi d’un réseau qui a pu jouer un rôle dans ce contexte. » Björn Gemmer, membre du Rotary et directeur de l’école Steinmühle, a tout mis en œuvre pour mettre en place une structure d’accueil de jour pour les jeunes réfugiés ukrainiens dans l’enceinte de l’établissement. L’établissement d’enseignement de Marbourg « Das LernTeam », dirigé par Christiane Konnertz, l’épouse du directeur de l’établissement Dirk Konnertz, s’est avéré être une aide précieuse. « Le monde est petit – cela s’avère parfois utile », a-t-il constaté. En peu de temps, l’ensemble de l’infrastructure scolaire de la Steinmühle était prêt, tout comme le personnel de « Das LernTeam », doté d’un savoir-faire pédagogique. Une vingtaine de jeunes sont actuellement pris en charge à la Steinmühle. Les frais sont pris en charge par le Rotary Club de Marbourg.

Liv Brandenstein fait partie, avec Fynn Konnertz et Nora Theurer, de l’équipe d’encadrement du LernTeam. Les assistants étudiants trouvent que les jeunes Ukrainiens sont très motivés : « Ils souhaitent apprendre l’allemand ». Leurs niveaux linguistiques, y compris en anglais, varient, mais d’une manière ou d’une autre, on parvient à se comprendre. Tantôt c’est quelqu’un d’autre qui traduit, tantôt c’est Monsieur Google. Ils sont à l’aise avec les outils numériques.

« Le téléphone portable est le seul lien qui leur reste avec leur pays d’origine », constate Bernd Holly. Ce collègue de Björn Gemmer, lui aussi directeur d’école, a accueilli l’un ou l’autre enfant, l’un ou l’autre adolescent. « Nous sommes également là pour leur offrir un peu de distraction », explique-t-il. L’éloignement de leur pays d’origine et l’incertitude quant au sort de leur père ou de leur frère aîné constituent un lourd fardeau.

 

Pour débuter sans connaissances préalables : cours d’allemand pour les mères

Alors que les mères ukrainiennes, hébergées avec leurs enfants dans des familles d’accueil, n’avaient jusqu’à présent pas de programme quotidien, la situation a changé la semaine dernière. C’est à ce moment-là qu’un cours d’allemand pour adultes spécialement destiné à elles a débuté. « Ce cours se déroule lui aussi à la Steinmühle », rapporte Alexei Padva. Il est initialement prévu pour une durée de trois mois et est animé par Regina Kirchner, une enseignante à la retraite, qui intervient à titre honorifique.

« Ce que nous essayons de faire », explique M. Padva, « c’est de transmettre des connaissances de base en allemand. » La plupart des mères ont commencé le cours de langue en partant de zéro. Actuellement, le groupe compte neuf personnes, pour la plupart titulaires d’un diplôme universitaire ; deux personnes se trouvent pour l’instant en « attente » faute de place en crèche. « Nous souhaitons », explique Mme Padva, « contribuer, grâce à cette initiative commune, à combler le délai d’attente, tout à fait compréhensible, avant l’affectation à des cours publics. » Ce cours qui suivra pourra alors être mieux mis à profit.

Gisela Falk, actuelle présidente du Rotary Club de Marbourg, a remercié toutes les personnes qui ont permis cette intervention rapide. Le Rotary Club de Marbourg a financé ces deux projets grâce à ses propres ressources et à une subvention dite « Disaster Response Grant ». Dans ce cadre, Rotary International met des fonds à disposition pour soutenir les actions d’aide d’urgence menées par les clubs. Une fois qu’il est apparu clairement que la situation des réfugiés sur place relevait de cette subvention, le membre du conseil d’administration en charge de ce dossier, le professeur Bernhard Maisch, a très rapidement rédigé la demande nécessaire et veillé à ce que la majeure partie du montant total de 25 000 dollars américains, soit 10 800 dollars américains, soit versée au RC Marburg.
D’autres moyens financiers considérables ont été et continuent d’être mobilisés grâce à l’appel aux dons lancé par le RC Marburg et à sa demande supplémentaire de soutien financier auprès du Rotary Gemeindienst Deutschland, pour un montant maximal de 10 000 euros. Alexei Padva : « Nous souhaitons continuer à apporter notre aide aussi longtemps que cela sera nécessaire ».