L’orientation professionnelle face à la multitude d’offres : surmonter la peur de se tromper
40 % des étudiants abandonnent leurs études. Avec plus de 20 000 filières proposées en Allemagne, cela ne témoigne pas d’un manque d’opportunités, mais révèle plutôt un mauvais choix. « Trouver le bon métier est une question d’analyse de ses propres capacités et, surtout, une question de confiance en soi » : tel est le message de l’équipe de 15 personnes de la jeune entreprise « Mein Mutiger Weg ». Celle-ci se rend dans les écoles pour montrer comment les choses pourraient se passer – et ce qu’il convient de faire quand on est jeune.
Plus de 20 000 filières universitaires, plus de 320 formations professionnelles. En voulez-vous encore davantage ? Je ne pense pas. La plupart des jeunes étudient la gestion d’entreprise. Cette discipline est synonyme de sécurité, à l’instar du droit, ou répond à un besoin, comme la psychologie. Avec la médecine, l’informatique, le génie mécanique et les sciences économiques, ce sont les filières « les plus prisées ». Dans le pire des cas, les jeunes sont poussés par leur entourage vers certaines professions. Mais un problème plus important encore est la peur de se tromper, comme on l’a entendu ce matin à la Steinmühle. Une séance d’orientation professionnelle pour les élèves de 11e, qui, souvent, ne savent pas encore quelle direction prendre après le baccalauréat.
Identifier ses propres points forts
Le baccalauréat : et après ? Cette question a toujours existé. Mais s’y retrouver dans la jungle des offres, identifier ses propres points forts et s’engager sur la voie qui convient semble plus difficile que jamais. C’est avec une start-up que les frères Pascal et Frédéric Keller se sont lancés pour améliorer la situation des jeunes : « … nous sommes nous-mêmes passés par là. » Aujourd’hui, ces deux Palatins parcourent toute l’Allemagne avec leur équipe pour expliquer aux élèves comment l’orientation professionnelle peut être efficace. Leur mission : « Mein Mutiger Weg ».
À l’aide d’un cahier d’exercices et d’une présentation vivante, menée d’égal à égal avec les élèves et dans leur langage, Pascal et Frédéric Keller animent la matinée en s’appuyant sur de nombreux exemples tirés de la vie quotidienne. Une liste de métiers – sans aucun ordre particulier – donne un petit aperçu de la diversité des possibilités.
Les jeunes membres de l’équipe organisatrice, eux-mêmes âgés de moins de 30 ans, reconnaissent : « Certains savent déjà dès la quatrième ce qu’ils veulent devenir. » Si ce n’est pas le cas, il s’agit alors d’identifier ses propres points forts. « Demandez donc à vos camarades de classe et à vos amis, qui vous connaissent bien, dans quels domaines vous excellez », leur conseille-t-on.
Acquérir de l’expérience grâce à des stages
Les stages constituent également un excellent moyen d’identifier ses propres points forts. L’Allemagne compte pas moins de 53 000 postes de stage à pourvoir. Si l’une de ces offres vous intéresse, passez à l’étape suivante : les candidatures – une nouvelle étape, un nouvel obstacle. Que souhaite entendre le responsable du recrutement ?
Lorsqu’on leur a demandé de citer leurs points forts lors de l’entretien d’embauche, de nombreux candidats ont donné des réponses toutes faites. « Je suis fiable », « Je suis créatif » : cela n’impressionne pratiquement plus personne. Il s’agit plutôt de raconter ce que vous avez déjà réussi à faire de bien, ce que vous avez déjà accompli, même en dehors du cadre scolaire, même si cela sort de l’ordinaire. « Ayez suffisamment confiance en vous pour parler de ce dont vous êtes capable. Une anecdote, un exemple. C’est ainsi que les responsables des ressources humaines verront dans quelle direction vous vous orientez. Le choix de carrière est réussi lorsque l’on peut mettre à profit ses points forts aussi souvent que possible dans le quotidien professionnel. Lorsque l’on parvient à concrétiser ce qui compte pour soi dans la vie.
Aide numérique
Dans cette optique, il est également possible de recourir à des outils numériques pour l’orientation professionnelle. Cela comprend notamment des simulations d’entretiens d’embauche et une aide à s’y retrouver dans la multitude d’offres disponibles. L’équipe organisatrice invite ses abonnés à rejoindre sa page Instagram @meinmutigerweg et recommande également les plateformes www.traumjob-campus.de ou www.berufenet.arbeitsagentur.de.
Le service d’orientation professionnelle de l’Agence fédérale pour l’emploi a été expressément recommandé par l’équipe « Mutmacher-Crew » comme l’un des nombreux éléments constitutifs du programme. Pour les élèves de la Steinmühle, Annerose Glöckner est la conseillère d’orientation compétente de l’Agence fédérale pour l’emploi à Marbourg. Elle était également présente lors de l’événement organisé à la Steinmühle ; elle peut notamment aider à la recherche de stages et propose des entretiens individuels aux élèves de la phase E. Contact : annerose.gloeckner@arbeitsagentur.de. À la Steinmühle, la personne de contact pour l’orientation professionnelle est le Dr Claudia Röder.










