… et ça recommence !
Après dix ans de « repos », la roue du moulin en pierre a été remise en marche
Après des décennies de rotation ininterrompue, 24 heures sur 24, la roue du moulin en pierre ne pouvait plus cacher ses signes de fatigue : les roulements gauche et droit s’étaient pratiquement désagrégés, ils s’étaient « usés ». Le pire dans cette situation était ce grincement affreux qui résonnait sans cesse dans les environs. Il y a dix ans, on avait finalement décidé : « Nous bloquons la roue du moulin, nous l’arrêtons. »
Même si l’activité sur le site de la Steinmühle restait très animée par la suite, sa roue de moulin, véritable emblème figurant sur le logo de l’école et de l’internat, était à l’arrêt. De temps à autre, des voix s’élevaient pour demander que la roue de moulin soit remise en marche. Sans résultat, dans un premier temps.
Il y a quelques mois, un tournant s’est dessiné. Le directeur Björn Gemmer a alors lui aussi fait savoir qu’il fallait s’occuper de la roue à aubes traditionnelle. Compte tenu de l’anniversaire imminent, le moment semblait venu de franchir ce pas : « Steinmühle bouge » – « Steinmühle tourne » étaient les slogans utilisés récemment dans la campagne de promotion. – Seule la roue du moulin devait-elle rester immobile ?
« Nous nous sommes alors attelés à la tâche », se souvient Till Buurman en évoquant cette entreprise difficile, qui ne pouvait être menée à bien qu’en équipe. Il a fallu extraire la roue à l’aide d’un outil hydraulique utilisé en carrosserie, qui sert habituellement à redresser les voitures déformées. Une fois la roue soulevée, les anciens roulements ont été retirés et remplacés par des neufs. La roue a ensuite été remise en place – un travail minutieux qui exigeait de la force, de la patience et de l’habileté.
En contrepartie, la joie suscitée par la remise en service de ce symbole emblématique est d’autant plus grande sur l’ensemble du campus de Steinmühlen. Et la direction de l’établissement et la direction générale ne sont pas les seules à se réjouir de voir que tout est en mouvement : à l’école et à l’internat, mais aussi lorsque l’on porte son regard sur le bâtiment du moulin.




















