Les peuples les plus heureux du monde : voici comment la Finlande s’y prend

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Le système éducatif finlandais est considéré comme une référence en Europe. De plus, le dernier « Rapport mondial sur le bonheur » vient de révéler que les personnes les plus heureuses du monde vivent en Finlande. L’étude a en effet porté sur les données de pas moins de 156 pays !

En quoi consiste donc le système éducatif finlandais, qui pose pourtant les jalons de la vie des jeunes en Finlande ? Grâce à Big Blue Button, les enseignants de Steinmühlen ont récemment pu suivre une conférence donnée par le Dr Laura Hirvi. La directrice de l’Institut finlandais de Berlin a présenté le système éducatif finlandais.

 

Possibilité d’étudier à domicile

Il existe des différences fondamentales entre le système scolaire finlandais et le système scolaire allemand : il n’y a par exemple pas de scolarité obligatoire. Mais ceux qui pensent que cela empêche d’apprendre se trompent lourdement : « Les Finlandais », explique le Dr Laura Hirvi, « apprennent en fait tout au long de leur vie. » En Finlande, l’obligation d’apprentissage peut également être remplie à domicile. Ceux qui le souhaitent peuvent déposer une demande d’enseignement à domicile. L’acquisition des connaissances commencerait en réalité bien avant l’école. Ce pays de 5,5 millions d’habitants investit déjà beaucoup dans ses écoles maternelles, qui transmettent les connaissances de manière ludique.

 

École unique jusqu’à 16 ans

L’école unique, qui accueille tous les élèves de 7 à 16 ans, repose sur un principe différent de celui en vigueur dans notre pays. L’objectif est d’épargner aux jeunes des choix précoces, ce qui permettrait de renforcer l’égalité des chances. Cela n’empêche toutefois pas la lutte pour l’obtention des notes au baccalauréat. « C’est », selon le Dr Laura Hirvi, « une compétition importante au niveau du lycée ». Parallèlement, les épreuves de baccalauréat numériques sont la norme en Finlande. Dix semaines de vacances d’été permettent de faire une longue pause loin des programmes scolaires.

Et qu’en est-il des membres de la communauté scolaire ? Le Dr Laura Hirvi fait état d’un statut assez élevé des enseignants. Ils jouissent d’un grand respect, leurs horaires de travail sont généralement bien délimités et beaucoup d’entre eux sont fonctionnaires. En revanche, on ne constate pas que les élèves soient soumis à des règles strictes. Au contraire, ils sont encouragés à prendre leurs propres décisions en toute conscience. Et en effet, en Finlande, les enfants acquièrent souvent leur autonomie plus tôt.

Il existe toutefois au moins une règle qui est tout simplement « établie » : de 8 h à 16 h, tous les élèves sont pris en charge, et le repas pris en commun fait partie des cours. C’est ainsi. Et cela ne peut être modifié par aucune autre décision, y compris celle des parents.

La conférence de Mme Laura Hirvi s’est déroulée dans le cadre d’un projet Erasmus consacré à l’individualisation des processus d’apprentissage et de développement, auquel participe la Steinmühle en collaboration avec le Studienseminar et l’Europaschule de Gladenbach.