Gojus Kanes se classe 3e au niveau national lors d’un concours prestigieux
Les amateurs de musique ont certainement déjà aperçu ce jeune homme aux cheveux foncés au piano lors d’événements organisés au Forum. Gojus Kanes, élève de l’internat de la Steinmühle, adore cet instrument – et cela se voit. Au cours de l’année scolaire dernière, il s’est mesuré aux défis du concours « Jugend musiziert », d’abord au niveau régional, puis au niveau national. Il a décroché la troisième place – et ceux qui s’y connaissent le savent bien : ce n’est pas une mince affaire.
Trois heures de pratique par jour
Cela fait maintenant un peu plus d’un an que Gojus est à la Steinmühle. Il s’est installé à l’internat de la Steinmühle, à Marbourg, en Hesse centrale, et s’en réjouit : « Je me sens bien ici ». En public, il se montre plutôt discret et se définit avant tout par son jeu de piano. Il se consacre à cet art trois heures par jour depuis l’âge de 13 ans.
Interprétation au piano et présentation lors du concours
Lors des concerts organisés à la Steinmühle, diverses œuvres sont au programme. L’un des compositeurs qu’il apprécie particulièrement est le Lituanien Mikalojus Konstantinas Ciurlionis. « C’est le compositeur national de ce pays », explique Gojus, tout en racontant comment il s’est rendu lui-même dans ce pays, sur les traces de Ciurlionis, afin de transcrire sa musique pour piano, ce qui n’était pas si simple. C’est également à lui que Gojus Kanes a consacré son exposé lors du concours régional « Jugend musiziert » à Schlitz, exposé qu’il a dû présenter non seulement musicalement au piano, mais aussi oralement devant le jury composé de quatre membres. L’élève a présenté ses connaissances sur le compositeur à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance, ce qui était d’autant plus intéressant que celui-ci a laissé à la postérité non seulement des œuvres musicales passionnantes, mais aussi, grâce à sa double carrière de peintre, des tableaux datant des débuts de la peinture abstraite.
Un travail de recherche considérable
« On ne trouve pratiquement aucune œuvre de cet artiste sur Internet », avait constaté Gojus au cours de ses recherches. Des pièces sans titre, cataloguées tardivement, dont la diffusion a été restreinte : telles étaient les raisons qui ont poussé cet élève d’internat à déployer tant d’efforts pour obtenir des informations et pouvoir consacrer son interprétation au piano, ainsi que son récital, au compositeur national lituanien Mikalojus Konstantinas Ciurlionis.
Objectif professionnel envisageable : un métier en rapport avec la musique
Son excellent classement au concours « Jugend musiziert » n’en est que plus beau et mérité. C’est Charlotte Schmidt-Schön, de l’école de musique de Marbourg, qui l’avait encouragé à y participer : « Je n’avais encore jamais fait quelque chose de ce genre auparavant », explique-t-il. Reste à savoir si Gojus participera à d’autres concours, tout comme son projet professionnel. Il sait qu’il est plutôt difficile de gagner sa vie grâce à la musique. Mais il n’exclut pas totalement que le piano puisse jouer un rôle dans ce projet.
Angela Heinemann











