Visages et histoires : ce que sont devenus les réfugiés de la Steinmühle
2015 – la grande vague de réfugiés a atteint l’Allemagne. La Steinmühle s’est elle aussi donné pour mission d’apporter une aide active et a mis en place un foyer d’accueil pour mineurs réfugiés non accompagnés, destiné à aider ces jeunes à s’adapter le plus rapidement possible à la vie en Allemagne et à faire leurs premiers pas vers une intégration réussie. C’est notamment grâce à cette expérience que l’exposition « Visages et histoires » du bsj Marburg a immédiatement suscité l’intérêt des responsables de la Steinmühle.
L’exposition retrace le parcours de Tarek, Ali et Muhi Eddin, arrivés à Marbourg en 2015 et qui, plusieurs années plus tard, reviennent sur ces dernières années. Tantôt enthousiastes, tantôt pensifs, mais toujours optimistes, ils évoquent leurs expériences et leurs aventures.
En collaboration avec des éducateurs et éducatrices du bsj de Marbourg, ces trois jeunes Syriens ont également rédigé des journaux de bord de leur exil, illustrés de photos prises avec leur téléphone portable et représentant leurs familles, leurs villes natales – Damas, Idlib, Al-Hasaka – ainsi que des différentes étapes de leur fuite jusqu’à l’arrondissement de Marburg-Biedenkopf. Les jeunes ont développé le concept d’illustration de leurs récits lors d’un atelier organisé pendant un week-end, en collaboration avec un graphiste. À cette occasion, ils ont retracé les jours de leur fuite et illustré chaque étape à l’aide de photos, de dessins réalisés de leur main et de notes manuscrites en arabe et en allemand
Qu’est-il advenu de Tarek, Ali et Muhi Eddin depuis 2015 ? Ces trois personnes ont-elles trouvé un nouveau foyer dans l’arrondissement de Marburg-Biedenkopf ? Parmi leurs souhaits, lesquels se sont réalisés et lesquels ne se sont pas concrétisés ?
À ce sujet, les trois jeunes hommes ont des points de vue très divergents, mais tous soulignent qu’ils ont le sentiment d’avoir trouvé leur place, même si tout ne s’est pas encore déroulé comme ils l’avaient espéré il y a cinq ans.
L’exposition a pu être visitée pendant deux semaines à l’étage supérieur du bâtiment du lycée de la Steinmühle et a suscité un vif intérêt de la part des élèves.
(Bernd Hülsbeck)










